Ecolofil est un blog écolo, fait de petits articles (fils), ayant comme modeste ambition de vous éclairer sur les turpitudes humaines portant atteinte au devenir de notre planète. Ces articles sont très succincts, mais agrémentés par des liens sur lesquels il vous suffit de cliquer, et qui vous renvoient vers davantage d'explications, tout comme les images. Bonne lecture !

dimanche 1 mars 2020

La (gri) culture du Greenbashing

Ceux-là-même qui se disent victimes d'agribashing, ne supportent aucune contestation et n'hésitent pas à dépasser régulièrement les limites, en déversant quantité d'ordures (au propre comme au figuré) sur leurs contradicteurs, comme c'est arrivé dernièrement dans le Sud de la France. Là évidemment, ni leur syndicat ni leur ministre de tutelle ne parlent de greenbashing.
(cliquez sur l'image)

Il faut dire qu'ils sont certains de leur impunité, en contrepartie d'une promesse de paix sociale, et font ainsi fi de la liberté d'expression qui est, paraît-il, un droit fondamental dans notre pays.

samedi 29 février 2020

L'anagramme de ACCA...

... est un gros mot (facile à trouver) qui définit tout le bien que je pense de cet acronyme.
Pour être clair, une Association Communale de Chasse Agréée (loi 1901), est considérée comme un organisme de droit privé chargé d'un service public, dont le but serait, je cite, "d'assurer une bonne organisation technique de la chasse. Elle favoriserait sur son territoire le développement du gibier et de la faune sauvage dans le respect d'un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique, l'éducation cynégétique de ses membres, la régulation des animaux nuisibles et veillerait au respect des plans de chasse. Elle aurait également pour objet d'apporter la contribution des chasseurs à la conservation des habitats naturels, de la faune et de la flore sauvages".
Vous l'aurez compris : Que de vœux pieux de la part des nemrods, dont la finalité ne serait donc pas de s'approprier par les armes les terrains d’autrui et d'y faire régner la terreur et le désordre, sous prétexte de prélèvements et de régulation !
(cliquez sur l'image)

D'après une loi mise à jour récemment, si votre terrain est inscrit dans le périmètre d'une ACCA, vous ne pouvez empêcher les soit-disant premiers écologistes de France de venir troubler votre quiétude et celle de votre environnement, et vous devrez accepter de voir les animaux agoniser sous la mitraille. A moins que vous ne demandiez aux chasseurs l'autorisation pour qu'ils ne viennent plus tuer sur vos terres, dans les 6 mois avant la fin d'un bail fictif de 5 ans renouvelé automatiquement, que vous n'avez jamais signé avec eux. Entre temps, ils vous auront sans doute intimidé, voir menacé, comme c'est très souvent le cas en la circonstance.
Les seules concessions que les viandards vous laissent, c'est de pouvoir leur interdire la chasse dans un périmètre de 150m autour de votre habitation.

Encore une fois, preuve est faite : le lobby de la chasse pèse de façon inconsidérée sur nos institutions, au détriment d'une majorité malheureusement trop silencieuse, et surtout au préjudice de la biodiversité.

vendredi 28 février 2020

Langue de v̶e̶a̶u̶ bois à la périgourdine

Non, ne cherchez pas cette recette sur marmiton, vous ne la trouverez qu'au cabinet du ministre du bien-être animal, rue de Varenne à Paris. C'est en effet la nouvelle tambouille qu'on y sert quand il s'agit de répondre aux accusations de mauvais traitements sur les animaux domestiques, comme ceux pratiqués à l'abattoir de la Sobeval à Boulazac, en Dordogne, dans lequel des bovins étaient dépecés ou égorgés encore conscients.
(cliquez sur l'image pour accéder à la vidéo, en clair ou filtrée)

L'affaire a été dénoncée par une enquête de l'association L.214; mais les services vétérinaires, la préfecture et surtout le ministre idoine (visiblement déjà adepte des mises à mort barbares) n'y ont rien trouvé à redire, c'est du moins ce qui était prétendu dans la presse. Il a fallu la fuite de mails compromettants et l'agression d'un journaliste, pour qu'enfin l'abattoir ferme ses portes sous un prétexte fallacieux, histoire de ne pas perdre la face.

samedi 15 février 2020

Les consultations pipées du ministère de l'escrologie

Peut-on encore parler de "transition écologique" concernant ce ministère, tant sa connivence avec le monde cynégétique est flagrante ?
Entre autres exemples, des consultations publiques qu'on croirait intégralement rédigées par Lobbying et Stratégies, tant elles présentent une forte subjectivité dans les textes de présentation, ainsi que l’absence de références techniques et scientifiques. Mais, comme si cela ne suffisait pas, on note aussi des dysfonctionnements durant la consultation, l’absence de prise en compte du résultat, etc.

(cliquez sur l'image, vous comprendrez tout !)

La dernière en date, traitant de la gestion adaptative des espèces, ne déroge pas à cette farce, puisqu'il s'agirait d'établir des quotas de chasse pour 4 espèces en mauvais (voir très mauvais) état de conservation, sous forme d'un décret non soumis à l’avis du Conseil d’État (c'est plus simple, ça évite qu'il soit retoqué).
  1. La tourterelle des bois : Classée sur la liste rouge UICN, effectifs en chute de 80% en quelques années. La France s'est opposée à un moratoire européen pour sa protection en 2018 sous la pression des chasseurs, qui à présent invoquent le fait qu'elle ne soit pas protégée en Europe pour vouloir continuer à l'exterminer. Ainsi, en 2019, l'état a autorisé que 18.000 de ces oiseau soient décimés, cherchez l'erreur ! Mais rassurez-vous, si l'on en croit les chasseurs et leur application miracle "ChassAdapt", seulement 4.000 auraient été occis !
  2. Le courlis cendré : Les chasseurs avaient demandé de pouvoir en décimer 15.000 contre l'avis du CNPN, lequel prônait un prélèvement zéro mais, (pour faire court) le ministère a tranché pour que 6.000 d'entre eux puissent être trucidés. Le conseil d'état a cassé cette décision et a fixé la limite de prélèvement à... zéro. Sauf qu'au moins 500 avaient été abattus entre temps !
  3. La barge à queue noire : Elle fait l'objet d'un moratoire interdisant sa chasse depuis plusieurs années en France, en raison de la chute de ses effectifs (-75% concernant la sous-espèce "occidentale"). Elle fait également l'objet d'un plan international de l'AEWA qui en interdit la chasse dans tous les pays depuis 2018 et pour 10 ans. Ce qui n'empêche pas les chasseurs de réclamer à corps et à cris pouvoir à nouveau la massacrer !
  4. Le grand tétra : Là, c'est encore pire. Classé sur la liste rouge UICN en France (-75% en cinquante ans), il a pratiquement disparu des Vosges et du Jura et il n'en resterait pas plus de 4.500 dans les Pyrénées, sachant que le seuil de survie d'une espèce est fixé à 3.000 individus. Les chasseurs prétendent le protéger en le chassant : quel euphémisme !
A présent que vous savez tout de ces manigances, vous avez jusqu'au 03 mars 2020 pour laisser votre avis sur cette consultation, en espérant qu'il apparaisse sur la page, conformément à la charte des débats, ce qui n'est pas toujours le cas. 

(NDLR : à l'heure où j'écris ces lignes, il a fallu plus de 4 jours pour que les commentaires apparaissent enfin sur la page de cette consultation; c'est récurrent et parfois-même ils n'apparaissent qu'après sa clôture, ou bien on ne peut accéder qu'aux commentaires de la première page. Bref soit tout cela est orchestré, soit c'est de l'amateurisme, mais au final, c'est la nature qui trinque !).

mardi 4 février 2020

« Les promesses n’engagent que ceux qui les croient »

... disait un politicien improbe. Eh bien notre monarque républicain en a fait sa devise à propos du glyphosate. Le 24 janvier dernier, il s'est dédit de sa promesse de l'interdire dans les 3 ans. A vrai dire, ce n'est pas une surprise, tant ses sbires ont œuvré pour que cela ne soit pas gravé dans le marbre.
(cliquez sur l'image)

Et en même temps, l'ANSES interdisait la commercialisation de 36 produits à base de glyphosate (sur 64), qui représentaient en 2018 près des trois quarts des tonnages de cette substance vendus en France, qui nous ont donc empoisonnés durant des années !

Et en même temps, le Conseil constitutionnel validait l'interdiction de produire en France et d'exporter vers l'étranger, des pesticides interdits dans l'UE, au grand dam des entreprises agrochimiques (UIPP) et de l'union française des semenciers.

Et en même temps, n'oublions pas qu'on en est au 3ème plan Ecophyto depuis 2008, que depuis cette date la quantité de pesticides achetés tous les ans en France ne cesse d'augmenter, et que l'année 2018 a été celle de tous les records à ce sujet (ndrl : pour consulter ce lien en entier, réduisez la taille de la fenêtre).

(cliquez sur l'image)

dimanche 2 février 2020

La cellule délétère !

Le sinistre de l'intérieur vient de créer une cellule baptisée Demeter, en référence à la mythologie grecque ; mais c'est aussi la dénomination d'un label de biodynamie, ce qui ajoute à la provocation.
En effet, ses motivations sont particulièrement révoltantes : Afin de lutter contre un pseudo-agribashing inventé par la FNSEA et ses complices,  il en vient à vouloir fliquer  tous ceux qui mèneraient des « actions de nature idéologique, qu’il s’agisse de simples actions symboliques de dénigrement du milieu agricole (...) ». Pour se justifier, il n'hésite pas à mélanger pêle-mêle délinquance ordinaire : vols de véhicules, de carburant..., actions anti-fourrure et anti-chasse, tournages de vidéos dénonçant la maltraitance animale dans les élevages et abattoirs, etc.
Vous l'aurez compris, le simple fait de critiquer ouvertement l'agriculture intensive, peut vous valoir d'être à présent fiché. A quand l'accusation d'écoterrorisme ?
(cliquez sur l'image)
Signé : un fiché Demeter, ou GendNote ?

lundi 6 janvier 2020

SDHI : CQFD

Après le Clordécone qui, en dépit de sa toxicité avérée, a continué d'être utilisé durant des années, avec la complicité de l'état, sur les plantations de bananes en Guadeloupe et Martinique :

(cliquez sur l'image pour lancer la vidéo)

Après les néonicotinoïdes tueurs d'abeilles (mais pas que) :

(cliquez sur l'image pour accéder au site)

Après le Glyphosate reconnu cancérigène probable par l'OMS, mais toujours massivement utilisé par l'agriculture conventionnelle car objet d'un fort lobbying aux méthodes contestables :

(cliquez sur l'image pour lancer la vidéo)

voici qu’apparaît l'affaire des SDHI. Descendante la très controversée AFSSA (à laquelle elle n'a d'ailleurs rien à envier en matière de conflits d'intérêt), L'ANSES use de tout son pouvoir pour discréditer les chercheurs indépendants et lanceurs d'alertes, sur ce produit utilisé massivement dans nos campagnes comme fongicide. Malgré la prise de position sans équivoque du très sérieux CNRS, l'état tarde à prendre ses responsabilités : preuve s'il en est que la santé publique ne pèse pas lourd face à l'agrochimie en France.

(cliquez sur l'image pour accéder au site)

Et je profite de cet article pour vous mettre en garde contre les d'imposteurs (appelés "trolls" dans le jargon Internet). Affiliés à l'agrochimie, ils relaient de fausses informations fournies par leurs rétributeurs et contributeurs, via des sites créés de toutes pièces pour cette occasion. La liste est non exhaustive, mais on peut citer entre autres seppi.over-blog.com et son clone imposteurs.over-blog.com, ou encore agriculture-environnement.fr et son clone alerte-environnement.fr. Je n'ai volontairement pas donné accès à leurs liens directs, mais à ceux de leurs détracteurs. Si vous souhaitez malgré tout les consulter, vous n'avez qu'à recopier leurs adresses, ça vous apprendra !