Ecolofil est un blog écolo, fait de petits articles (fils), ayant comme modeste ambition de vous éclairer sur les turpitudes humaines portant atteinte au devenir de notre planète. Ces articles sont très succincts, mais agrémentés par des liens sur lesquels il vous suffit de cliquer, et qui vous renvoient vers davantage d'explications, tout comme les images. Bonne lecture !

dimanche 15 novembre 2020

Un chasseur + un pêcheur = deux menteurs

On le sait, Willy et sa clique sont des menteurs patentés, et je relate régulièrement leurs exploits dans ce blog. Comme s'il y avait encore besoin de le prouver, en voici un nouvel exemple : Las de ne pouvoir continuer à réguler la nature en ces temps de re-confinement, ils ont obtenu de leur ministère de tutelle, sous prétexte d'éliminer ce qu'ils appellent les nuisibles, le privilège de "Participer à des missions d'intérêt général sur demande de l'autorité administrative". En clair, les préfets leur permettent de déroger aux règles qu'on nous impose, avec des modalités parfois si peu contraignantes, que le tollé engendré par ce nouveau passe-droit a été relayé dans les médias. Mais les viandard n'en n'ont cure, même les sauvaginiers s'y mettent, quitte à violer ouvertement la loi : Sans doute bécassines, sarcelles et autres huîtriers commettent-ils des dégâts irréparables aux cultures.

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Je ne les avais pas encore brocardés, et c'est un tort, car ils n'ont rien à envier aux viandards en matière de duplicité, nuisances et agressivité. Je veux parler des marins-pêcheurs dans leur grande majorité.
Un reportage saisissant : "Dauphins sous haute surveillance : une hécatombe silencieuse" est passé en deuxième partie de soirée (à l'heure où la plupart des gens sont couchés) sur France3 Pays-de-Loire il y a peu de temps.
Plus de 1.000 cétacés sont retrouvés tous les ans morts échoués, avec des traces de capture, sur les plages de nos côtes atlantiques, ce qui ne représente que 10% des prises réelles par les fileyeurs et chalutiers dans le golf de Gascogne. Selon l'observatoire Pélagis, cela risque de mettre en péril la pérennité de ces espèces, et plus particulièrement celle du dauphin commun, qui en est la principale victime.
Si je parle en préambule d'une majorité de marins-pêcheurs malhonnêtes, c'est parce que seules 7 captures accidentelles ont été déclarées en 2019, sur les 11.000 supposées, malgré que ce soit une obligation légale. Et on fait à peine mieux en 2020, avec encore plus d'échouages, alors que l'année n'est pas terminée.
La commission européenne vient d'ouvrir une procédure d'infraction contre la France, après la condamnation de cette dernière par un tribunal administratif. Pire, la justice de notre pays poursuit des membres de l'association Sea Sheperd, qui a osé dévoiler ce scandale, mais laisse les braconniers agir en toute impunité. C'est donc un blanc-seing de l'état donné aux pilleurs des mers : "Don't Make Our Planet Great Again" serait un slogan plus approprié !

jeudi 16 avril 2020

La milice anti-déconfinement

En ces temps de pandémie, durant laquelle la nature semble vouloir reprendre quelques droits, voici qu'un nouveau chancre est apparu, composé pour partie de braconniers délateurs.
A l'instar de ce qu'était la milice de Vichy, ces nemrods prépotents, aux ordre d'un suppôt de l'état, arpentent nos campagnes à la recherche de quelque musard, qu'ils n'hésitent pas à menacer, sans doute inquiets qu'il puisse profiter de la beauté de ce qu'ils détruisent, tels des vauriens jaloux.
Se pose la question de la légitimité d'une telle action, mais qu'à cela ne tienne, ils ont l'aval du rond-de-cuir, quand bien même celui-ci douterait de la légalité de ses propres décisions.
Se pose également la question d'accorder des pouvoirs exorbitants à des gens non formés à cet exercice, avec les dérives certaines que cela engendrerait. Et cela n'a pas manqué !
C'est ainsi qu'en Seine-et-Marne, des chasseurs se sont retrouvés bras armés d'un préfet trop zélé, avec instructions de dénoncer toute personne bravant l'ordre de confinement. Tout cela a évidemment dérapé lorsque des viandards ont profité de l'aubaine pour agresser un opposant à la chasse, il y a tout juste une semaine : ce qui a peut-être motivé, entre autres raisons, ce haut fonctionnaire qui n'en est pas à une polémique près, à dissoudre sa milice.
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dimanche 1 mars 2020

La (gri) culture du Greenbashing

Ceux-là-même qui se disent victimes d'agribashing, ne supportent aucune contestation et n'hésitent pas à dépasser régulièrement les limites, en déversant quantité d'ordures (au propre comme au figuré) sur leurs contradicteurs, comme c'est arrivé dernièrement dans le Sud de la France. Là évidemment, ni leur syndicat ni leur ministre de tutelle ne parlent de greenbashing.
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Il faut dire qu'ils sont certains de leur impunité, en contrepartie d'une promesse de paix sociale, et font ainsi fi de la liberté d'expression qui est, paraît-il, un droit fondamental dans notre pays.

samedi 29 février 2020

L'anagramme de ACCA...

... est un gros mot (facile à trouver) qui définit tout le bien que je pense de cet acronyme.
Pour être clair, une Association Communale de Chasse Agréée (loi 1901), est considérée comme un organisme de droit privé chargé d'un service public, dont le but serait, je cite, "d'assurer une bonne organisation technique de la chasse. Elle favoriserait sur son territoire le développement du gibier et de la faune sauvage dans le respect d'un véritable équilibre agro-sylvo-cynégétique, l'éducation cynégétique de ses membres, la régulation des animaux nuisibles et veillerait au respect des plans de chasse. Elle aurait également pour objet d'apporter la contribution des chasseurs à la conservation des habitats naturels, de la faune et de la flore sauvages".
Vous l'aurez compris : Que de vœux pieux de la part des nemrods, dont la finalité ne serait donc pas de s'approprier par les armes les terrains d’autrui et d'y faire régner la terreur et le désordre, sous prétexte de prélèvements et de régulation !
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D'après une loi mise à jour récemment, si votre terrain est inscrit dans le périmètre d'une ACCA, vous ne pouvez empêcher les soit-disant premiers écologistes de France de venir troubler votre quiétude et celle de votre environnement, et vous devrez accepter de voir les animaux agoniser sous la mitraille. A moins que vous ne demandiez aux chasseurs l'autorisation pour qu'ils ne viennent plus tuer sur vos terres, dans les 6 mois avant la fin d'un bail fictif de 5 ans renouvelé automatiquement, que vous n'avez jamais signé avec eux. Entre temps, ils vous auront sans doute intimidé, voir menacé, comme c'est très souvent le cas en la circonstance.
Les seules concessions que les viandards vous laissent, c'est de pouvoir leur interdire la chasse dans un périmètre de 150m autour de votre habitation.

Encore une fois, preuve est faite : le lobby de la chasse pèse de façon inconsidérée sur nos institutions, au détriment d'une majorité malheureusement trop silencieuse, et surtout au préjudice de la biodiversité.

vendredi 28 février 2020

Langue de v̶e̶a̶u̶ bois à la périgourdine

Non, ne cherchez pas cette recette sur marmiton, vous ne la trouverez qu'au cabinet du ministre du bien-être animal, rue de Varenne à Paris. C'est en effet la nouvelle tambouille qu'on y sert quand il s'agit de répondre aux accusations de mauvais traitements sur les animaux domestiques, comme ceux pratiqués à l'abattoir de la Sobeval à Boulazac, en Dordogne, dans lequel des bovins étaient dépecés ou égorgés encore conscients.
(cliquez sur l'image pour accéder à la vidéo, en clair ou filtrée)

L'affaire a été dénoncée par une enquête de l'association L.214; mais les services vétérinaires, la préfecture et surtout le ministre idoine (visiblement déjà adepte des mises à mort barbares) n'y ont rien trouvé à redire, c'est du moins ce qui était prétendu dans la presse. Il a fallu la fuite de mails compromettants et l'agression d'un journaliste, pour qu'enfin l'abattoir ferme ses portes sous un prétexte fallacieux, histoire de ne pas perdre la face.

samedi 15 février 2020

Les consultations pipées du ministère de l'escrologie

Peut-on encore parler de "transition écologique" concernant ce ministère, tant sa connivence avec le monde cynégétique est flagrante ?
Entre autres exemples, des consultations publiques qu'on croirait intégralement rédigées par Lobbying et Stratégies : une forte subjectivité dans les textes de présentation, l’absence de références techniques et scientifiques, des dysfonctionnements durant la consultation, l’absence de prise en compte du résultat, et j'en passe, laissent peu de doutes sur ce simulacre de démocratie participative.

(cliquez sur l'image, vous comprendrez tout !)

La dernière en date, traitant de la gestion adaptative des espèces, ne déroge pas à cette farce, puisqu'il s'agirait d'établir des quotas de chasse pour 4 espèces en mauvais (voir très mauvais) état de conservation, sous forme d'un décret non soumis à l’avis du Conseil d’État (c'est plus simple, ça évite qu'il soit retoqué).
  1. La tourterelle des bois : Classée sur la liste rouge UICN, effectifs en chute de 80% en quelques années. La France s'est opposée à un moratoire européen pour sa protection en 2018 sous la pression des chasseurs, qui à présent invoquent le fait qu'elle ne soit pas protégée en Europe pour vouloir continuer à l'exterminer. Ainsi, en 2019, l'état a autorisé que 18.000 de ces oiseau soient décimés, cherchez l'erreur ! Mais rassurez-vous, si l'on en croit les chasseurs et leur application miracle "ChassAdapt", seulement 4.000 auraient été occis !
  2. Le courlis cendré : Les chasseurs avaient demandé de pouvoir en décimer 15.000 contre l'avis du CNPN, lequel prônait un prélèvement zéro mais, (pour faire court) le ministère a tranché pour que 6.000 d'entre eux puissent être trucidés. Le conseil d'état a cassé cette décision et a fixé la limite de prélèvement à... zéro. Sauf qu'au moins 500 avaient été abattus entre temps !
  3. La barge à queue noire : Elle fait l'objet d'un moratoire interdisant sa chasse depuis plusieurs années en France, en raison de la chute de ses effectifs (-75% concernant la sous-espèce "occidentale"). Elle fait également l'objet d'un plan international de l'AEWA qui en interdit la chasse dans tous les pays depuis 2018 et pour 10 ans. Ce qui n'empêche pas les chasseurs de réclamer à corps et à cris pouvoir à nouveau la massacrer !
  4. Le grand tétra : Là, c'est encore pire. Classé sur la liste rouge UICN en France (-75% en cinquante ans), il a pratiquement disparu des Vosges et du Jura et il n'en resterait pas plus de 4.500 dans les Pyrénées, sachant que le seuil de survie d'une espèce est fixé à 3.000 individus. Les chasseurs prétendent le protéger en le chassant : quel euphémisme !
A présent que vous savez tout de ces manigances, vous avez jusqu'au 03 mars 2020 pour laisser votre avis sur cette consultation, en espérant qu'il apparaisse sur la page, conformément à la charte des débats, ce qui n'est pas toujours le cas. 

(NDLR : à l'heure où j'écris ces lignes, il a fallu plus de 4 jours pour que les commentaires apparaissent enfin sur la page de cette consultation; c'est récurrent et parfois-même ils n'apparaissent qu'après sa clôture, ou bien on ne peut accéder qu'aux commentaires de la première page. Bref soit tout cela est orchestré, soit c'est de l'amateurisme, mais au final, c'est la nature qui trinque !).

mardi 4 février 2020

« Les promesses n’engagent que ceux qui les croient »

... disait un politicien improbe. Eh bien notre monarque républicain en a fait sa devise à propos du glyphosate. Le 24 janvier dernier, il s'est dédit de sa promesse de l'interdire dans les 3 ans. A vrai dire, ce n'est pas une surprise, tant ses sbires ont œuvré pour que cela ne soit pas gravé dans le marbre.
(cliquez sur l'image)

Et en même temps, l'ANSES interdisait la commercialisation de 36 produits à base de glyphosate (sur 64), qui représentaient en 2018 près des trois quarts des tonnages de cette substance vendus en France, qui nous ont donc empoisonnés durant des années !

Et en même temps, le Conseil constitutionnel validait l'interdiction de produire en France et d'exporter vers l'étranger, des pesticides interdits dans l'UE, au grand dam des entreprises agrochimiques (UIPP) et de l'union française des semenciers.

Et en même temps, n'oublions pas qu'on en est au 3ème plan Ecophyto depuis 2008, que depuis cette date la quantité de pesticides achetés tous les ans en France ne cesse d'augmenter, et que l'année 2018 a été celle de tous les records à ce sujet (ndrl : pour consulter ce lien en entier, réduisez la taille de la fenêtre).

(cliquez sur l'image)